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La révélation de ce que nous sommes en Jésus
La vérité des Ecritures.(5)
LA RÉSURRECTION DES MORTS
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« Il leur annonçait Jésus et la résurrection » (Actes. 17 : 18) « Mais quand ils entendirent parler de la résurrection des morts, les uns s'en moquaient » (Actes. 17 : 32). « Mais s'il n'y a pas de résurrection des morts... notre prédication donc est vaine aussi et votre foi est aussi vaine... Alors Christ n'est pas ressuscité et. Vous êtes encore dans vos péchés. Ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri » — 1 Cor. 15 : 13-18.
Si nous nous rappelons que, dans le Nouveau. Testament le mot « résurrection » — outre divers autres mots synonymes — est employé non moins de trente sept fois, et que tous les principaux credo de la chrétienté proclament leur foi dans une résurrection parce qu'étant la partie intégrale et essentielle d’une doctrine scripturale et de l’espérance en une vie éternelle, pour ces raisons et étant donnés les termes énergiques des textes cités plus haut et dont tous les chrétiens admettent l’inspiration, il peut paraître étrange que nous posions à tous les chrétiens, la question suivante : Croyez-vous à la résurrection des morts ?
Néanmoins, nous avons des raisons sérieuses de douter que la croyance en la résurrection des morts domine à un degré considérable parmi les chrétiens, et c'est parce que nous croyons que la résurrection est une doctrine très importante dans ses relations avec d’autres doctrines des Écritures (les mettant en lumière) que nous désirons appeler l'attention générale sur ce sujet et inviter à l'examen de notre question à la lumière des faits et des Écritures ; nous espérons qu'après une étude attentive de la chose, plus nombreux encore seront les membres du peuple de Dieu qui croiront — sans se démentir, avec logique, et d'accord avec les Écritures — en une résurrection.
« Tel prêtre, tel peuple » est un vieil adage qui implique que les vues de la classe enseignante ou clergé sur n'importe quel sujet peuvent être considérées comme étant sûrement la caractéristique de celles qu'ont leurs paroissiens. Il n'est pas difficile de déterminer quelles sont les vues, du clergé de toutes les dénominations quant à la résurrection des morts ; car si ce thème est rarement choisi pour discourir, sauf le dimanche de Pâques, néanmoins il est indissolublement lié à chaque service funèbre, et ces nombreuses occasions, croyons-nous, nous justifient amplement lorsque nous déclarons que le clergé de toutes les dénominations et leurs fidèles ont peu ou point de foi en la résurrection des morts.
En vérité, il est d’usage, à chaque service funèbre, de lire les paroles de l'Apôtre Paul où il montre la résurrection comme étant l’espérance des chrétiens (1 Cor. 15) ; mais ceci semble être une simple concession de la part du ministre officiant. Il sent qu'il est de son devoir de lire quelque chose sur le sujet; mais les remarques qu’il fait après la lecture prouvent de la façon la plus concluante que, bien loin de croire morte la personne, dont le corps est sur le point d’être inhumé, il croit, et apprend à ses auditeurs qu'ils devraient croire que leur ami et prochain est « plus vivant que jamais ». A vrai dire, ils font fréquemment le jeu des « Spirites » et des « Scientistes chrétiens » en disant à leur auditoire que l'esprit de leur ami mort est avec eux dans la chambre, qu'il rôde autour d’eux, et que, s'il lui était permis de parler, il leur dirait : « Séchez-vos larmes, ne me pleurez pas ; je suis beaucoup plus heureux dans la gloire ».
LA MORT EST-ELLE UNE ILLUSION OU UNE RÉALITÉ ?
C'est effectivement la croyance générale parmi le monde chrétien que la mort est une illusion et non une réalité ; que les gens semblent simplement mourir, mais ne meurent pas ; qu'ils prennent simplement la forme d’une créature plus élevée ; que les soi-disant « Scientistes chrétiens » ont tout à fait raison quand ils déclarent : « La mort n'existe pas ».
Logiquement donc, quiconque admet de telles vues ne croit pas, ne peut pas croire « en la résurrection des morts », car si personne n’est mort, comment peut-il y avoir une résurrection des morts ? Que signifierait une résurrection des morts à la vie s'ils la possèdent déjà plus abondamment qu’avant leur mort apparente ?
Mais des milliers de ministres nous répondraient disant : « Quand nous parlons de la résurrection, nous voulons simplement dire une résurrection du corps — les corps que nous inhumons sortiront tous des sépulcres et les esprits qui en sont sortis à la mort les réintégreront à la résurrection. Voilà ce que nous entendons par résurrection ! ».
Eh bien ! qui aurait supposé une telle contradiction de la part de tant d’hommes instruits et bien intentionnés ! Avant d’aborder le côté scriptural de la question afin de montrer que de telles espérances sont en désaccord avec l'enseignement des Écritures, examinons la proposition de ces ministres à la lumière de sa propre inconséquence.
« ESPRIT DE SUITE, TU ES UN JOYAU » :
(1) — Ils nous disent que le défunt est « beaucoup mieux », en ce qu'il est libéré des « entraves de la chair », et que maintenant « son esprit libre prend son essor vers Dieu, n'étant plus désormais enchaîné et gêné par la poussière mortelle ». Ils sont ravis, en extase, lorsqu’ils décrivent la grandeur, la liberté et les bénédictions de celui qui est mort et qu’étant débarrassé du corps, a atteint une vie plus abondante, une connaissance centuplée et des bénédictions indescriptibles.
(2) — Au même instant ils citent les Écritures qui se rapportent à la résurrection et (par ces passages bibliques entièrement mal interprétés) nous disent que bientôt au Second Avènement du Seigneur Jésus-Christ les mêmes corps charnels qui furent inhumés seront réorganisés. (Le docteur Talmage, dans son fameux sermon sur la résurrection, décrit le matin de la résurrection et le ciel entier obscurci par les fragments des corps humains venant ensemble des diverses parties de la terre, où un doigt, un pied ou une main avaient été perdus par accident maladie ou amputation). Ils nous disent qu'alors, les êtres spirituels qui perdirent ces corps à la mort, les réintégreront pour en faire leurs habitations éternelles. Et attendu que la résurrection est montrée par les Écritures comme étant le résultat grandiose et glorieux et la consommation de notre salut ils se sentent contraints de s'extasier sur leur présentation erronée de la résurrection, et de dire combien glorieux et merveilleux en sera le résultat.
Ils semblent ignorer l'inconséquence de ces deux propositions et ils espèrent que leurs auditeurs seront aussi inconséquents et illogiques (et cette espérance est en apparence, pleinement justifiée, car la majorité de leurs ouailles gobent cette contradiction sans difficulté) ; oui, la plupart d’entre eux semblent penser que plus leur croyance est illogique et déraisonnable, plus ils ont raison de se féliciter d'avoir une foi très ferme. Cependant le fait réel, c'est qu'ils ont une crédulité simpliste. Mais en croyant en des choses insensées que la parole de Dieu, loin d’enseigner, a contredites, ils n’obtiendront aucune récompense.
A suivre.
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Pasteur Josué Matthieu
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